D'après elle, 84?enfants et 50?femmes figurent parmi ces migrants pour la plupart originaires des quartiers rohingyas de Maungdaw et Buthidaung, dans le nord de l'Etat Rakhine, en Birmanie. ?Ils sont en mer depuis plus de deux mois. L'équipage les a nourris avant de casser le moteur du navire et de s'échapper avec un petit bateau il y a cinq jours. Depuis, ils n'ont plus de nourriture, plus d'eau et certains sont malades. On a le plus grand mal à les localiser.? Les migrants sautent à l'eau pour récupérer des sacs de vivres largués par des hélicoptères tha?landais. Photo Christophe Archambault. AFP Large. Ces damnés de la mer ne représentent qu'une petite partie des réfugiés en perdition dans une vaste région maritime entre la Birmanie, la Tha?lande, l'Indonésie et la Malaisie. Fuyant trafics, misère et persécutions ethniques, plus de?2 000 ont déjà débarqué à Aceh Nike TN (Indonésie) et sur l'?le de Langkawi (Malaisie). 700?migrants repoussés par la Malaisie ont bien été secourus vendredi par des pêcheurs après le naufrage de leur bateau, au large de la province d'Aceh, dans le nord-ouest de l'Indonésie, mais tous n'ont pas cette chance. Certains ont même rejoint les c?tes à la nage pour éviter les agressions et échapper à la faim à bord. Selon Chris Lewa, qui suit les traces de ces migrants depuis des années, ?8 000?autres pourraient se trouver en mer?. Le Bureau des migrations internationales (IOM) juge l'estimation ?crédible et tout à fait possible?. Le chef de l'IOM à Bangkok, Jeffrey Labovitz, précise que ?plus de cinq bateaux voguent actuellement sur ces mers, dont un avec 500?personnes au large de Penang [Malaisie,?ndlr], un autre plus important, heureusement avec un peu de provisions www.tn-requin-pas-chere.net avis à bord, et le navire avec ses 400?réfugiés refoulé mardi par les autorités indonésiennes. Il y en a probablement d'autres?. Jeudi, c'est la marine malaise qui a chassé vers le large deux bateaux avec environ 600?personnes à bord. Photo Christophe Archambault. AFP Chaque jour qui passe aggrave la situation de ces migrants dont certains souffrent de béribéri (grande carence en vitamine) et ?ne sont plus que des squelettes mourants, incapables de marcher. Si les bateaux n'accostent pas vite, nous pourrions faire face à une crise humanitaire inquiétante?, ajoute Labovitz. Les organisations humanitaires et les Nations unies ont demandé aux pays de la région de laisser leurs frontières ouvertes pour sauver ces migrants. Sans états d'ame, Jakarta et Kuala Lumpur avaient indiqué mardi qu'ils refouleraient à la mer tout nouveau nike air rift usa navire pénétrant leurs eaux territoriales, après leur avoir procuré des vivres et s'être assuré que le bateau ne menace pas de sombrer. Sous pression de l'Union européenne et des Etats-Unis, la Tha?lande a annoncé la tenue d'un sommet régional le 29?mai à Bangkok. Mais la Birmanie, qui refuse la citoyenneté à la minorité rohingya, a menacé de boycotter l'événement. ?Il est peu probable que nous participions. Nous n'acceptons pas si [les Tha?landais] nous invitent uniquement pour alléger la pression à laquelle ils sont confrontés?, a dit la présidence birmane. Contrairement à l'UE, qui vient d'adopter un plan pour faire face à un afflux de migrants et de réfugiés en Méditerranée, les nations de l'Asie du Sud-Est peinent à trouver une réponse commune à cette crise sans précédent. Trafic. Depuis début mai, les Etats de la région tn pas cher livraison rapide sont dépassés par les événements. La découverte d'un charnier avec une trentaine de corps de clandestins birmans et bangladais dans la jungle de la province de Songkhla (sud de la Tha?lande) a sonné le branle-bas dans la police tha?landaise et a complètement désorganisé la filière de la traite d'humains dans la région. Jusqu'à présent, des milliers de candidats à l'exil transitaient chaque année par des dizaines de camps, sinon des prisons, établis par des trafiquants dans le sud de la Tha?lande. De là, ils gagnaient la Malaisie et toute l'Asie du Sud. En janvier déjà, la junte tha?landaise avait annoncé des poursuites contre une dizaine de fonctionnaires, dont des officiers de police et de la marine, pour trafic d'êtres humains. Les passeurs ont donc changé leurs itinéraires et gagné les mers. Quand ils ne trouvent pas d'issue, Nike Tn ils abandonnent leurs cargaisons humaines à leur sort. Photo Christophe Archambault. AFP Si on compte des Bangladais quittant leur pays pour un meilleur travail, ce sont surtout les Rohingyas qui sont les premières victimes de cette traite. Ces musulmans apatrides fuient l'Etat Rakhine, dans le sud-ouest de la Birmanie, où la majorité bouddhiste lui dénie toute citoyenneté. Ostracisée, souvent privée des libertés fondamentales depuis des décennies, cette population a vu sa situation se dégrader depuis trois ans. Au moins 280?personnes ont trouvé la mort dans des opérations qui s'apparentent à du nettoyage ethnique et 140 000?autres ont été déplacées dans des camps autour de Sittwe, la capitale du Rakhine. ?L'annonce, effective en mai, de la suppression de la carte blanche, une carte d'identité temporaire pour les minorités, Nike Ninja a probablement inquiété les Rohingyas qui se sentent encore plus menacés avant les élections de l'automne et la surenchère xénophobe, juge une chercheuse établie en Birmanie. Il y a unanimité dans la société birmane pour les considérer comme des illégaux.? Ce climat préélectoral tendu a vraisemblablement été un argument supplémentaire pour tenter l'exil. Dans un rapport accablant sur l'ampleur de ces migrations régionales, le Haut Commissariat aux réfugiés indiquait que 25 000?personnes avaient pris la mer dans le golfe du Bengale lors des trois premiers mois de cette année. Un chiffre qui a doublé en un an et appelle une réponse des Etats de l'Asean.
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